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Le matériel du début

A mes débuts, je disposais d'un folding 6x9 emprunté à mes parents, qui me permettait de tirer confortablement des agrandissements 50X60 avec un agrandisseur de tout début de gamme, que j'ai toujours conservé, bien que je ne m'en serve plus... Les développements du papier se faisaient à l'éponge, ne disposant pas de la place pour loger 3 cuvettes de cette dimension en plus du bac de lavage. Époque héroïque!

Ah oui... On était en 1960.

 
 

 

 

Plusieurs autres boîtiers ont suivi dont un Pentax Spotmatic, intéressant pour ses objectifs à vis (j'étais alors prof de fabrications mécanique et cela me permettait des réalisations d'accessoires à moindre coût!), 

 

Quelques années plus tard, avec mes premières paies, je me suis offert un Bessamatic. Boîtier 35mm équipé d'un objectif 50mm et d'une cellule incorporée.  C'est là que l'aventure a vraiment commencé.

 mais c'est le Minolta SRT 101 qui a décidé de ma fidélité à cette marque. 

 

L'évolution

En 1967-68, j'avais un copain qui travaillait dans un camp américain près de Châtellerault, et qui nous faisait baver d'envie devant l'abondance de matériels courant aux USA et introuvable chez nous. C'est par son entremise que j'ai acquis mon premier 6x6 reflex : un Kalimar six sixty avec deux objectifs (toujours à vis), un 50mm et un150mm au piqué à faire pâlir un Hasselblad!

Avec l'achat d'une cellule LunasixIII, j'étais paré. 

 

Ce fut la grande période du photo-club de Cenon au sein duquel je m'occupais de la gestion des salons nationaux et internationaux, du concours national de la fédération française et de la coupe de France tout en participant moi-même. En 1969 une poignée de membres est partie de ce club et a fondé le groupe LES XV DU POITOU, qui est toujours en activité mais devenu totalement autonome. Un jour, le rideau de mon Kalimar s'est bloqué. Pas de réparateur en France! Je l'ai donc renvoyé dans sa patrie d'origine et je me suis vu répondre : irréparable, si vous voulez le récupérer, il faut avancer les frais de port et de douane... Il est toujours aux states depuis, et moi j'ai deux excellents objectifs orphelins : un 150mm et un 52mm (si çà intéresse quelqu'un...).

             Pour combler le manque (on s'habitue vite au confort du moyen format)  j'ai acheté un Yashica mat 124, mais il ne m'a pas satisfait. Pendant ce temps, l'insuffisance de l'agrandisseur se faisait sentir, surtout au moment du passage au tirage couleur. Un ami plus fortuné que moi qui changeait le sien pour du haut de gamme m'a cédé son Meopta Magnifax 4...  
Avec les cuves rotatives Jobo et le Cibachrome le laboratoire accaparait la totalité de mon temps.
                                Ont suivi les opportunités d'acquérir un ensemble       Mamiya 645 avec objectifs, et un peu plus tard une mallette Mamiya RZ67 avec objectifs et accessoires... Le grand confort!
Une chambre Linhof ... est venue compléter cet arsenal.

 

L'évolution de l'évolution

 

Patatras! Voilà-t-il pas que le numérique pointe son nez. J'ai juré promis craché que je ne me laisserais pas influencer, en bataillant ferme pour justifier ma position en développant tous les arguments possibles et imaginables (qui tenaient la route au début)...

Seulement voilà, de nouvelles préoccupations m'ayant quelque peu éloignées du labo, j'ai moins pratiqué la photo. Puis, pour mon départ en retraite, mes petits camarades de boulot (les traîtres) m'ont offert un appareil photo... nu-mé-ri-que!!! Minolta A100. C'était en 2004. Depuis les progrès ne cessent d'augmenter, et les prix de diminuer.  L'imprimante Epson 2100 me procure des tirages d'excellente qualité (sauf pour les papiers brillants!) et j'ai même acheté le Sony alpha 850 dont le constructeur a eu l'excellente idée de conserver la compatibilité avec les objectifs et les flashes Minolta. J'ai changé d'avis et plongé dans le traitement de l'image numérique, au point de mettre ce site en ligne.

 

La nostalgie

 

 Mais quand même... l'argentique reste synonyme d'un certain rendu toujours pas égalé malgré les progrès indéniables. Et puis le rapport à l'image et au temps n'est plus le même : Pour faire une prise de vue avec une chambre, il est impératif de prendre son temps pour choisir l'emplacement, le cadrage et les réglages, pas question de mitrailler en pensant qu'on triera plus tard ou qu'on alimentera la poubelle : le montant de l'opération (mais pas seulement) amène à réfléchir. Et tout çà a une énorme importance sur la démarche et le résultat. Idem pour le labo. Une chose est de vider une carte mémoire et de traiter les fichiers sur l'ordinateur dans un environnement distrayant et la possibilité de lâcher le travail à tout moment pour y revenir ensuite avec le risque de ne plus "être dedans". J'ai  un congélateur-coffre plein de papiers et de films, et j'ai acquis le top des agrandisseurs (Beseler 45V-XL) avec ses deux têtes (couleur et N-B) les objectifs et les accessoires qui vont bien...

Mon projet est donc de me remettre au plus tôt à l'argentique et à sa chaîne de production.

A suivre!